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Un solstice d'été Depuis que mes nuits parlent de moi en poésie Depuis que mes jours lisent ce que j'ai hier écrit Depuis que les étoiles courtisent ce que je dis Depuis que le soleil se moque de comment je vis Je t'attend jusqu'à une heure tardive Je te désire j'en brûle et laisse couler ma salive Depuis que le temps me dépasse et ralentit ayant pitié de moi Depuis que je me perds et ne trouve plus ma voie Depuis que mes erreurs me montrent du doigt Depuis que l'amour souffre et prend tant de lois Je t'ouvre mes bras sans que je me lasse Je reste ainsi sans demander tout autre impasse Depuis que les anges pleurent ma destruction Depuis que les démons crient en moi leur résurrection Depuis qu'on transgresse les lois cherchant l'absolution Depuis qu'on savoure avec dégustations, la punition Je t'implore que tu sois présente que tu me lances Un coup fatal, que tu m'offres une dernière danse Depuis que le diable me convint et me parle d'espoir Depuis qu'il m'a fait sortir de mon éternel dortoir Depuis que la lumière n'atteigne plus mon couloir Depuis j'ai foi en la vie, que je crois à son espoir Je t'en supplie, prends moi et finissons-en Je ne veux ni paix, ni rébellion J'en veux à la vie et à ses dérisions A tout ce monde possédé par la domination Mon heure, que tu viennes, j'en serais ravi Prends mon âme, fait couler le sang de mon cœur et ôte moi ma vie Depuis que je patiente à t'attendre, j'en compte des décennies Je te cris, mon heure, et je reste ainsi
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