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Aux fossoyeurs Quand, dans un bain de jouvence tout te semble merveilleux, Tu ris, tu souris et tu te dis c'est ca la vie, Et il te semble croquer la vie à plein dents, Et lorsque l'heure fatidique frappe à ta porte, Un rideau tombe pour laisser celui de l'éternité se dévoiler Cet habit blanc qu'il t'a semblé porter pour des débuts heureux, Tu le portes aussi pour marquer ta fin de ce bas monde, Ton cri s'élève vers tes fossoyeurs pour leur dire, S'il vous plait ! Faites attention à ce corps, portez le délicatement, Ayez pitié de lui, et posez-le dans cette terre humide et fraiche, Dans la douceur tant il a souffert dans sa vie, Et que cette âme aille vers son créateur pour lui dire, Merci d'avoir mis fin un terme à mon calvaire
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